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MA PRINCESSE MELIANA SE RACONTE...

Jeudi 07 Décembre 2006 à 22:06

Publié par SNOUPY LE BRAVE dans Méliana

              

 

                       Aperçu                 

 

Je suis de retour et j’ai pas mal de choses dont je dois vous entretenir. Tout d’abord un grand bonjour et des milliers de baisers à Snoupinette que je connais très bien. Allez également sur son blog ? C’est www://snoupinette.oldiblog.com/ il y a de belles choses à découvrir. Alors allez-y vite !    Redevenons sérieux. Je vais vous narrer la première fois où je suis tombée amoureuse. Pardon ??? A mon âge ? Et voilà déjà les critiques que je reçois en plein visage. Mais pour m’atteindre il en faut plus que cela, j’ai déjà un vécu qui me protège de vos sarcasmes.

 

MA PREMIERE HISTOIRE D’AMOUR

 

L’an dernier, je me promenais sur le boulevard du Général de Gaule, le temps me convenait, un soleil pas du tout radin, donc l’idéal pour sortir, un peu de vent qui parfois soulevait ma jupe, très très peu, d’un geste habituel de la main ma jupe retrouvait sa droiture. Bien sur quelques garçons sifflaient Un peu bête car ils n’avaient rien vu, tous les mêmes, puis à notre époque il ne faut pas se formaliser pour un genou ou un tout petit bout de cuisse. On évolue et qui n’a jamais porté de mini jupe ? Allons, montrez-vous ! Ne cachez pas cet aspect du problème. Toutes les jeunes filles comme moi sont branchées, c’est valable aussi pour les jeunes femmes et même pour les plus âgées. C’est le progrès de la féminité et un pas de plus franchi pour cette partie de notre anatomie.

Donc, vous disais-je, je me promenais relaxe me sentant bien dans ma peau, une envie de boire un bon jus de fruits me taraudait depuis un moment, je devais donc satisfaire cette envie et boire à satiété afin de combler ma gorge qui semblait attiser par un feu provoqué par cette chaleur. Rapidement je pris place à une terrasse et commanda un diabolo menthe avec des glaçons. Un coup d’œil à ma montre, j’avais encore du temps devant moi. Je décidais donc de m’offrir aussi une pâtisserie, mon péché mignon, au diable  le régime, cette peur atroce de prendre un kilo. Avec ma ligne, j’en connais beaucoup qui auraient désirer partir à la pèche. Tous les mêmes quoi. Méfiez-vous avec les hommes, c’est juste un conseil, nous ne sommes jamais assez prudentes les filles. Donc je me désaltérais agréablement à l’ombre d’un parasol, laissant mes idées vagabonder. Je me trouvais dans un état second, comme quelqu’un qui ferme les yeux et se laisse aller au gré de la journée, au fil de cette torpeur  le temps semble s’arrêter, je me sentais bien.

 

 

 

RE MON HISTOIRE D’AMOUR

 

Un peu de soleil, une mini jupe, des regards de garçons, une consommation une  pâtisserie et voilà j’oublie le reste. Après cette pause, je reprenais mon chemin et marchais un peu vers l’inconnu, en haut du boulevard, je m’apprêtais à visiter le château. C’est là que le destin frappa. Je me retrouvais devant celui qui allait emplir mon cœur de joie et d’amour. J’oubliais le château et tout le reste, demeurais un peu hésitante et je m’étais sentie confuse en bredouillant des bribes de phrases que je ne pouvais pas prononcer, rien ne sortait de ma bouche paralyser, sous le charme de cette présence je fondais littéralement. Je devais me reprendre, me ressaisir et ceci de suite, sinon je passais pour une idiote. Mon regard se posa sur son visage, ses temps déjà grisonnantes, les yeux marrons, un corps dont je refuse de parler... Oh oui alors ! Il me plaisait et sachez que lui non plus se retenait, il n’ouvrit même pas la bouche, nous prîmes je crois comme une douche glacée. Puis le dialogue s’instaura, on ne pouvait pas demeurer ainsi devant les naturels de l’endroit qui passaient. Les autochtones du coin souriaient, devinant notre grand émoi et encore la fragilité de nos sentiments qui prenaient doucement le pas comme du fin cristal se changeant en faiance. Bientôt je pouvais serrer contre mon cœur cette présence, je le couvrais de baisers tendres, mes petites mains caressaient son anatomie et en retour ce fut pareil. C’est ainsi que tout commença, on se plaisait, aucun doute là dessus et nous avions tant et tant de choses à partager, à se donner, à s’offrir. Etrange la vie, rencontre fortuite, puis les nobles sentiments prennent le dessus, j’avais et je ne le cache pas envie de rentrer à la maison avec lui et à toute vitesse, notre désir… Aller vite au lit et passer notre première nuit ensemble. Donc je pressais le pas en ne lui lâchant pas la main. Il pouvait aller plus vite ou moins vite que moi, mais ce jour, nous fument à l’unisson et après avoir gagner la maison, je présentais mon futur à ma maman et ainsi qu’à mes frères. On passa à table, le temps passait tout de même. On se pressa pour n’être que nous deux dans mon grand lit. Le message était passé.

C’est ainsi que moi Méliana âgée à l’époque de deux ans, je m’enfermais dans ma chambre avec ce très bel ours, cette adorable peluche que j’allais garder pour longtemps. Voilà, j’ai terminé. Pas mal pour deux ans. Au revoir, je reviendrais certainement, le temps de trouver un sujet. Si je n’y parviens pas, mon papi m’aidera, avec mon arme «  Le sourire » Il craque et ne peut rien me refuser. Parfois j’ai honte ! Mais c’est si bon la honte…Je vais revenir très vite, j'ai encore tant de choses à vous narrer et comme vous êtes sympas, c'est un plaisir pour moi. Bisous les filles.

 

                

 

LES DIFFICILES JOURNEES DE MELIANA

Mercredi 20 Décembre 2006 à 15:12

Publié par SNOUPY LE BRAVE dans Méliana

 

Me revoilà !!! Mon papi vous avait prévenu, je tiens à remercier  ma grande amie, celle qui me trouve trognon ! Elle a un super blog et je vous invite à le visiter, il vaut le  déplacement. Laissez-lui un commentaire gentil si possible. Merci pour moi. http://snoupinette.oldiblog.com. C’est son Url. Je vais retourner sur son blog, je n’ai pas encore tout vu. A trois ans, j’ai pas mal de boulot, alors il me faut du temps. Comment cela j’ai du boulot ? Bin ouaip ! Je vous explique. Même pas peur alors...Elégante, je le suis et on me scrute lorsque je marche…Limpide et transparente aussi, comme l’eau d’une fontaine…Image sage, on me me dit…Ange ou démon, parfois les deux…Pourquoi pas…  Naturelle sans plus, cela dépend des jours…Amoureuse ? Houla ! J’ai le temps non ? Je sais que certains garçons craquent, j’en repousse parfois certains à contre cœur, c’est ainsi, c’est la vie.

 

Et cela vous donne lettre après lettre : «  MELIANA » Lorsque j’ai envi de faire des efforts, cela va très bien. Puis mon papi que j’adore comme il m’adore en retour, et qui m’aime autant que je l’aime, me prodigue de sages conseils fortement éclairés. C’est un peu mon Dieu et ensemble que de bons moments passés. Si j’ai le temps et l’autorisation,  j’y reviendrai peut être.

 

Je reviens à ce que j’allais exprimer avec désinvolture et sans hâte, mon parcours dans cette vie qui ressemble à une peinture morte légèrement, ma belle France change hélas, le dos courbé, ne désirant pas se relever, notre chère France bientôt aura une canne. Même deux, je m’en imprègne déjà et cette situation me laisse perplexe, avec un goût amer en bouche. Je me pose cette question : « est-ce que je suis assez folle pour la redresser ? Je ne le peux pas. Puis, pas de politique, je n’aime pas.

Ce que je fais, déjà le matin, il faut se lever et prendre le petit déjeuner, les cris commencent, il faut que vous sachiez que j’ai deux frères plus vieux que moi. Enfin j’avale mon petit dèj et ensuite à la douche, j’adore ce moment, je saute dans la baignoire…Je veux dire plutôt que ma maman me pousse sous l’eau et je n’aime pas. Le stress de la journée débute, ensuite, c’est la chambre, il faut que je ramasse les jouets qui traînent, en fait c’est un complot, car ma chambre demeure toujours propre. Ca c’est lorsque maman fait cet ouvrage, puis, je la laisse faire, elle va plus vite que moi. Donc, je ramasse une quarantaine de jouets sous contrainte car on me surveille, je sens sur moi deux gros yeux se poser en permanence. J’ai compris depuis un moment, on désire me faire passer pour une jeune fille mal éduquée ! Je poursuis pourtant mes études avec ferveur, mais ça coûte cher d’apprendre, alors pour économiser, je n’écoute pas ce que dit le prof. Retour le midi et là encore c’est «  Presse-toi ! Tu vas être en retard ! Là, je boude et je me presse. Retour à l’école, je dors un peu histoire de ne pas piquer une colère. Arrive le soir, quelques dessins animés, je tolère, j’aurais même tendance à en vouloir toujours plus. Mais bien sur, on change de chaîne et me voilà avec le journal de vingt-heures, bonjour l’ambiance ! Puis, on me traîne sous la douche, deux par jour, c’est du gaspillage non ? Et on voudrait que l’on fasse des économies ? En plus au prix de l’eau, cela devient de l’utopie. Nonobstant mes remarques, c’est la douche et point. Un tour dans la chambre pour voir si personne n’a touché, c’est bon, donc avant le lit, quelques histoires, je voulais lire  Freud, mais maman m’a dit que le temps de t’expliquer une question de Freud, le temps d’y réfléchir, lorsque tu penses avoir la réponse, tu as déjà oublié la question. Plus tard, je promets de tout lire comme mon papi. Et cette journée très éprouvante, je la termine au lit, mes paupières deviennent lourdes et je me laisse aller au rêve. Hé oui !!! Les voilà mes journées, ce n’est pas fatigant  d’après vous ? Si je mens, qu’on me lance la première pierre et….houla, ailll, je retire ce que je viens de dire et je dors c’est promis. Ils deviennent fous les parents, vivement que je quitte cette maison dès ma majorité. Par moments c’est  « l’enfer » et même avec du courage, ce dont je manque, on ne peut pas avoir la gagne, les parents sont les plus forts.

J’ai terminé, je vous promets de revenir avec une plus belle histoire. Je vais y réfléchir, promis.

Et je signe mes aveux d’une plume décidée et rebelle.  Méliana 3 ans. Je me débrouille bien pour mon âge, non ? Puis je suis si petite que vous allez me pardonner si j’ai dérapé un peu.

 

LES GRANDES SURFACES PAR MELIANA

Mercredi 20 Décembre 2006 à 22:02

Publié par SNOUPY LE BRAVE dans Méliana

 

 

Bonjour et mille baisers Snoupinette, tu sais que je t’aime fort toi, Un grand bonjour et un gros bisou à vous tous. Cette fois-ci, c’est mon papi qui m’a presque tout soufflé, disons que je l’ai beaucoup aidé. Il voulait se détendre en racontant des bêtises, alors ne m’en voulez pas si ce n’est pas bien. Ce n’est pas de moi. Pas tout pour être franche. Ce n’est pas ma fête chaque jour. Je l’aide sans plus, mais cela l’arrange que je porte le chapeau. Je ne peux pas lui en vouloir il est si bon, si gentil si tout quoi…C’est un papi, le meilleur car c’est le mien, alors lisez si vous le désirez et faites-vous une opinion, par avance j’ai presque honte de moi…Vous avez déjà dû à mainte et mainte reprise la galère que c’est de faire ses courses dans une grande surface. Moi je n’aime pas et je vous donne ici même pourquoi je n’aime pas et c’est à cause de cela que j’invente des tas de trucs, une sorte de vengeance en quelque sorte. Par avance j’implore votre grâce, accordez-moi le pardon car je ne sais pas ce que je dis, pas toujours. Merci mes ami(es) des blogs.  

Bon, tout est prêt ? Dernier coup d’œil…C’est bon, j’attends des copines pour faire un bridge. Et ce soir soirée télé avec plateau garni. Ma copine va louer deux films, dessins animés et Donald deux. Il me manque quelques produis pour ce week-end prolongé et bien sur c’est samedi, je n’aime pas le samedi pour les emplettes. J’évite toujours, quelle perte de temps, moi qui songeais à faire les vitres et lustrer le parquet au plus vite. Voilà, je suis sur les nerfs et lorsque c’est ainsi, je suis de mauvaise humeur. L’après-midi s’annonce mal. Je crois que ce sera pour demain, avec cela il pleuviote un peu, rien pour m’arranger quoi !!! Avec cela, j’ai une petite grippette et je suis rendue à un paquet de mouchoir par jour. Pendant que j’y pense, je marque aussi des mouchoirs. Le ciel semble s’éclaircire dans le lointain, à perte de vue vers l’horizon j’aperçois des reflets de soleil qui par myriade, par  pureté peignent  sur ce ciel un tableau panoramique qui ne me laisse pas indifférente. Ah ! La culture, cette façon de jongler avec des écrits en trois dimensions, un jour j’y parviendrai. Bon, je vais attendre un peu et  m’offrir un bon thé qui me fera du bien, je vais en profiter pour revoir ma liste et déguster quelques petits gâteaux secs. Un de mes péchés mignons. Voyons cette liste…Plus de sucrettes, il m’en faut pour mon régime, aussi des tomates, des pommes, des bananes, des piles pour mon caméscope, du café et des petites bricoles. D’un stylo qui se veut agressif, je note fiévreusement l’ensemble car j’ai tendance à oublier, trop de soucis et voilà quoi. Allez ! En route, le soleil revient en quadrichromie, je me sens mieux. Le parking est plein, la foule est là compacte, serrer comme pour me lapider, je contourne quelques rayons et j’hésite entre les bananes, il y en a de plusieurs qualités et aussi de partout, les étiquettes laissent à désirer, elles sont indéchiffrables, j’en prends six, environ un kilo et je cherche un sac plastique, allons bon, les dévidoirs ont été dévalisés, quelque peu courroucée, j’hèle un vendeur et lui fais part de ma déconvenue, de mon grief et du laisser aller de ce magasin,  aussitôt il m’en apporte. Je passe le sac pour le fermer dans l’appareil et re !  Le scotch est cassé, alors en me résignant je fais un nœud et  pose le sac sur une balance, j’attends mon tour et la personne chargée des pesées me dit « Désolé, cette balance ne fonctionne plus, je n’en ai qu’une, alors patientez s’il vous plait » Que faire d’autre ? Attendre. Je me souviens que j’ai des tomates à prendre, un sac, cinq ou six dedans et j’attends encore avec mes deux sacs. Enfin mon tour, tiens, j’ai presque deux kilos de bananes ? Et…Hou là !  Quatre Euros quarante.  J’ai très vite la réponse, je me suis trompée et confondu  la super qualité et les bananes de chez-nous. Sans un mot je place le sac dans le panier, Quoi ? Les tomates sont à cinq Euros le kilo, là encore je cherche et tout simplement, on m’annonce que les tomates de chez nous sont les plus chères, un peu écœurée, pour me venger, dans un sac je mets une grosse poignée de cerises, puis une autre et hop ! Sur la balance. Là j’ai comme un méchant vertige et un voile devant les yeux, je suis presque à un kilo et comme ce sont les premières cerises, le kilo est à quinze Euros. Là,  l’argent de la semaine dérouille et j’avais envie de m’acheter des chaussures très chiques pour le week-end ! Cela va attendre. Dans le rayon pantalons femme, une dame cherche un pantalon, mais elle ne trouvera pas, avec trois elle pourrait en faire un, peut être. J’en veux au monde entier, tout cela pour ces courses, plus loin un homme regarde des dessous, des deux pièces affriolants, il est déjà dans les tailles qui me filent  des vertiges. Il me regarde, me dévisage du haut de sa hauteur croyant certainement m’effrayer, mais ce n’est pas le jour. Je lance gaiement «  Vous trouvez la taille ou c’est mission impossible monsieur ? » Il semble brusquement gêner et m’explique que sa petite amie n’aime pas être trop à l’étroit dans ce genre de tenue, je le rassure aussitôt en lui suggérant de prendre du xxl+ et en lui désignant un adorable petit bijou de culotte en gros coton qui ne tient même pas sur le cintre, il s’empare de cette merveille en me remerciant, je crois que son amie va pouvoir inviter du monde dans cette culotte, je ne savais même pas que cela existait. Avec elle, je change mes rideaux. Cela ressemble à un parachute pour le bas et à deux ballons sauteurs pour le haut. Contente de moi, je poursuis dans cette allée et là, je tombe sur un pantalon et je craque, par contre il me faut une tunique pour aller avec. Une employée cherche avec moi et elle me montre le top des tops, alors je prends, le désir est trop fort, il m’emporte loin, il m’envahit, me fait voyager, je suis sur le point de non-retour. Tiens…Les sucrettes se trouvaient là avant. Un renseignement et comme il y a eu des travaux, c’est tout au fond à droite, la vendeuse ajoute «  Vous ne pouvez pas vous tromper, c’est marqué sucre » Sur le plan cerveau elle a beaucoup de boulot à effectuer. Son niveau d’études doit se limiter au cours moyen. J’ai au moins appris une chose. Je jubile in petto.  A coté des fromages je trouve mon bonheur, une odeur me fouette le nez et mes cheveux se dressent, j’ai du mal à respirer, il y a des calendos qui donnent un récital. Hou là !! Ce sont des poètes, ils font des vers et en y regardant de plus près, ils avancent les copains. Attention devant !! Je suis trop en avance ou eux en retard. Aussitôt me voilà en apnée. Retenant mon souffle, je m’éloigne sinon c’est l’oxygène. Oh non ! Déjà deux heures, j’ai tout, alors direction la caisse, les caisses plutôt, devant chacune au moins dix chariots pleins. J’essaie de gagner quelques places en souriant, mais un monsieur qui mériterait que je porte plainte pour entrave à mon passage forcé, me demande d’attendre mon tour. Son chariot déborde…Je suis certaine que s’il fait un chèque, il n’aura pas assez d’encre. Une demi-heure après me voilà à la caisse, La caissière qui a un visage limite provocation, passe mes articles et ne cherche même pas à les pousser vers moi pour m’aider, sans plus elle lance « quatre-vingt-quatre Euros  soixante s’il vous plait » Je pousse un couac de stupeur e sautant sur place et cette fois-ci c’est moi qui grogne « Il y a erreur madame, regardez ce que j’ai comme courses, c’est inamissible, aberrant, vous vous êtes certainement trompée ? » A coté un vigile écoute et s’approche. Il ressemble un peu au sergent Garcia, avec un plus au ventre, il s’habille dans du combien lui ? Au hasard soixante-dix, douze ! Et ce doit le serrer un peu. Il me fixe après avoir parlé à la caissière. « Mademoiselle, il n’y a pas d’erreur, l’ensemble coûte déjà soixante-trois Euros quatre-vingt-dix neuf centimes » Il bave aussi et son nez coule, un pas en arrière s’impose. Il se mouche brutalement  dans un mouchoir qu’il a du coupé dans un drap c’est pas possible autrement. Le voilà rouge comme la place de ce même nom... Je n’ose pas lui demander s’il est marié, sinon il lui faut un lit de deux sur deux mètres. Ca rentre dans une baignoire ce machin ? Chez-lui il entre forcément de coté, sinon ça ne passe pas. Environ cent quarante kilos pour un mètre soixante, j’ai vu mieux. Pire non ! Je me retiens sinon je pouffe. J’aime bien ses oreilles un peu à la Bunny, dessus on peut suspendre deux sacs, avec la grosseur, la largeur et la longueur de son nez, il a de la chance car il peut fumer sous la douche, sa clope ne risque rien. J’aime ses yeux, jaune foncé avec des taches rouges, savant mélange qui est bien incapable de le mettre en valeur. Ca doit bouffer un truc comme cela et mordre aussi. Je songe à une chose toute bête, sur une photo est-ce que l’on peut le voit en entier ? Cette nuit je le sais par avance, bonjour les cauchemars ! La caissière m’explique que l’ensemble n’est pas soldé et que par manque de personnel on a pas enlevé l’étiquetage de moins quarante pour cent, ce à quoi je réponds en perdant mon self contrôle «  Madame, avec ou sans personnel, moi je me suis fiée au prix affiché, de ce fait les moins quarante pour cent comptent, prenez une décision, les gens attendent, si vous n’êtes pas de mon avis, appeler un responsable, regardez les articles, les prix soldés s’y trouvent » Alors la caissière fit son mea-culpa en me donnant raison, mais en tirant une tronche de pingouin sous alimenté pour rupture de stocks. Drôle d’odeur, le vigile sue à grosses gouttes, il faut faire quelque chose, appeler la police ou la fourrière. Prévoir un bain désinfectant quitte à porter un masque et une combinaison complète. Il se mouche dans un trou de son torchon ou drap, s’essuie discrètement sur le bord du tapis roulant. Je règle mes achats et reprends la route avec mon caddie à peine à la moitié. J’ai envie de me moquer de tout aujourd’hui, les courses de dernière minute je n’aime pas. Sur le retour j’ai de la chance, devant moi un e dame promène son chien, celui-ci n’est pas attaché et brusquement il stoppe et se répand brutalement presque à coté de moi. Et moi comme une imbécile je marche dans le bonheur, mais du pied gauche, c’est un chien tout froissé que j’aimerai bien passer au fer ou au chalumeau pour lui faire la peau lise ou police, je rigole ( de caniveau ) toute seule de ces jeux de mots des plus simplets. A dix mètre de la maison, la pluie déverse des trombes   d’eau, je coure le plus vite possible, un croche patoune et me voilà dans le caniveau, je dois avoir bonne mine. Mon linge est bon pour la machine car non déchirés ! Moi, je n’ai rien. J’entre et bien sur je ne trouve pas mes clés. Je vide mon sac devant la porte et je trouve l’objet tellement convoité. J’entre avec mon chariot qui a perdu une roue, une rapide douche, du linge fleurant bon, un peu de mon parfum préféré « Dolly Dove » Un peu de rangement et voilà je n’ai plus qu’à attendre les copines. Le téléphone sonne, je décroche et lance un oui qui ferait avorter une guenon en rut. L’une de mes amies me dit «  Méliana, on a décidé d’aller faire les boutiques, les grandes surfaces, on passe te prendre ? Le bridge ce sera pour la semaine prochaine » je pousse un soupir, réponds non pas envie et je raccroche vraiment, vraiment en colère, alors lorsque c’est ainsi, je vais dans ma chambre et je dors.

Au revoir les amis (es). Peut être que je reviendrai, il faut que j’en parle à mon papi. Boff, un sourire, un baiser très fort sur sa joue déjà ridée par l’âge et c’est accordé par avance.

Si vous avez un sujet à traiter, parlez-moi en et je m’en occuperai, promis.