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AVRIL 2007

PHILIPPE DEGRADY

DANS

LA FIN DU CAUCHEMAR

Ceci demeure une histoire irréelle

Je me devais de vous le signaler

Si vous vous trouvez dedans

C’est simplement par le pouvoir de la magie.

Et sous l’égide brulante de ma plume.

L’auteur

 

 Tout le monde sait ce qu’est un conte

J’entends par là un conte fantastique

Je vais essayer de m’appliquer au mieux

Et vous faire rêver un petit moment.

 

INTRODUCTION

 

  Que penseriez-vous de suivre le méandre de mes pensées pour voyager un peu dans le temps ?

  Mon idée semble assez bonne.

  Je vous propose et ceci avec un immense plaisir de lire une histoire irréelle.

  Une aventure allant d’un point A pour se rendre au point B celui qui est le plus élevé relève déjà d’une plume décidée.

  Ce roman pour moi sera à votre goût, il en faut pour tout un chacun.

  Bien sur ce type d’écrit  ne plait pas forcément à tout le monde.

  Je le conçois aisément, on peut aimer autre chose et c’est normal.

  Nous avons heureusement chacun nos propres goût, de ce fait on lit ce que l’on préfère.

  Je n’ai aucune prétention et je ne dis pas que je viens d’achever un chef-d’œuvre !

  Des auteurs plus connus que moi sont parvenus à ce résultat. Ils ont mon respect.

  Si un jour je peux prétendre écrire au chef-d’œuvre, vous le saurez, mais ce n’est pas pour

demain. Moi toujours je n’y crois pas.

  Le talent, le vrai ne s’invente pas et qui en a plus qu’un autre dans un ouvrage littéraire ?

  Moi je n’ai pas la réponse, sinon je vous en ferais part.

Le talent seul ne suffit pas pour créer ce genre de bouquin, il faut aussi des idées, dans  l’imaginaire  fantastique on doit livrer son propre combat car entre deux contes tout doit changer.

  On ne peut imaginer créer deux fois la même chose ou serait le charme et la surprise.

  Moi, je vous invite à lire cet amas de mots de phrases mis bout à bout et lorsque vous aurez bien  voyagé, lorsque vous apercevrez le mot fin.

  Alors vous pourrez y aller avec vos critiques, bonnes ou mauvaises.

   Il en faut car c’est de cette façon que l’on peut s’améliorer et devenir toujours meilleur sans pour  cela obtenir le top du summum.

  Rendu à ce niveau on doit être un maitre dans tous les domaines.

  Le summum ne peut être dépassé, heureux celui qui y parvient.

  Je vous souhaite une très bonne lecture, ensuite lorsque vous fermerez ce livre, votre visage aura changé.

  Car un roman se ferme toujours sur un soupir ou sur un visage voilé.

  Voila pour l’entrée en matière, maintenant je vais débuter ce conte fantastique et essayer de vous faire passer un agréablement moment.

  Comptez sur moi, je vais donner presque le meilleur pour garder votre amitié et non pas obtenir le pire.

  Merci de me comprendre et de m’encourager si vous croyez que je le mérite.

                       

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CHAPITRE UN

DE LA NEIGE EN JUILLET

 

  Les deux personnes présentes se posaient beaucoup de questions en ce début juillet pas très chaud. Le vent soufflait, on entendait dans le lointain la mer grondée, on devinait son écume immaculée se fracasser avec rage sur les rochers avoisinants, venir geindre avec force en gémissant de douleur ou pleurer en grimaçant. Du ciel des trombes d’eaux se déversaient inondant les caves et faisant par moments dévier les cours d’eau, oui... L’eau ne cessait de tomber, quand à la température elle ne dépassait pas les zéro degrés pour ce mois de juillet, parfois même la neige répandait son voile de froidure enjolivant notre planète. Par  période ou le soleil chauffait beaucoup trop et personne ne songeait à la plage ou simplement à bronzer, trop de risques d’attraper une insolation et d’avoir de sérieux problèmes en s’apercevant qu’au bout de deux minutes la peau formait des cloques et celles-ci éclataient comme des ballons trop gonflés ou des saucisses trop cuites,  laissant apparaître des brulures aux premier degré avec une température avoisinant les soixante dix degrés. Le temps était t’il devenu fou ? Il y a huit jours de cela on avait désigné deux personnes, deux hommes qui se prénommaient Arnaud et Paul pour parvenir à régler l’affaire du siècle. Celle-ci remontait déjà à vingt ans. Des équipes se succédaient en venant habiter dans une très belle maison pour une durée d’un mois. Sur ce coup pas une seule équipe de deux personnes n’étaient parvenues  à un résultat. Malgré des recherches intenses menées pendant toutes ces années et par d’innombrables équipes qui se remplaçaient, le mystère demeurait total. Ce fait divers de l’époque avait causé des soucis en haut lieu et bien sur tous les chefs d’états ne savaient plus où donner de la tête. Il fallait songer aux familles qui par faute de ne presque rien avoir à manger s’en prenaient aux hautes sphères, les champs, les cultures, tout grillaient  par le manque d’eau ou par assez d’eau. Les gens parfois ne pouvaient aller à leur labeur, soit le soleil les faisaient perdre  connaissance ou par la faute de l’eau qui coulait en trombe, on ne pouvait plus circuler. La neige devenait souci également. Le déluge et la chaleur, c’était ainsi depuis vingt ans cette année. Donc tout ce qui ce trouvait en ce bas monde restait à la maison, on apportait aux familles par le service de la ville ou par l’armée des victuailles chaque jour, même la nuit, L’état en était venu à faire les trois huit pour subvenir aux besoins des terriens en vidant les caisses du budget. Les dossiers de réclamations s’entassaient sur les bureaux. Les présidents devaient tout mettre en œuvre pour trouver le ou les solutions et expliquer à la nation de quoi il retournait.  Des millions de personnes, enfants, femme et hommes trouvaient la mort. Il fallait que ce phénomène cesse et très vite. Que Jupiter, Zeus et le reste retrouvent le calme, l’apaisement qui ferait revenir sur notre terre la vie d’autrefois, la vie calme et sereine. Pouvoir écouter le chant d’un oiseau en se tenant la main et en marchant doucement dans un chemin  de campagne, ces chemins   qui n’existaient plus. La planète terre devenait une épave. Mais n’était pas en danger sur les hauteurs. Alors dans cette immense maison, deux hommes expliquaient aux deux successeurs qui ne se connaissaient pas, qu’il fallait agir très vite, cette enquête devait trouver une juste fin dans un mois. Cette équipe n’avait  aussi qu’un mois, ce qui parait infime. Il en dépendait énormément de choses. Les deux hommes prenaient des notes. Et il faut bien comprendre que personne dans cette grande pièce n’avait de l’expérience pour mener à bien l’aboutissement recherché.  Pour eux cette enquête devenait un vaste champ de foire où tout se mélangeait. Une   demi-heure  après, les deux messieurs repartirent en laissant sur des étagères des tas de journaux, des vidéos, des photos. Tout était répertorié, étiqueté. On mettait aussi à leur disposition deux ordinateurs avec des logiciels variés qui dataient de ces vingt  dernières années. Ces mêmes personnes recevaient aussi un insigne de façon à ce que l’on sache partout qu’ils œuvraient en tant qu’agent de l’état. Ils possédaient en plus pour accréditer leur pouvoir une plaque portefeuille avec photo, âge et en travers marqué « Agent du territoire »   Ils possédaient donc les pleins pouvoirs pour cette délicate mission. Dans cette salle se trouvaient aussi, des frigos, d’immenses congélateurs, de la nourriture en abondance, de quoi se sustenter pendant le mois prévu. Puis aussi des chambres individuelles avec téléviseurs et téléphones. Les deux hommes qui venaient de partir avaient prévenu de n’ouvrir la porte rouge qu’en cas ou tout les deux  seraient d’accord et derrière cette porte un grand mystère demeurait.

  En premier lieu, ces copains firent connaissance en parlant, assis autour d’un bon café, sur les coups de huit heures il faut bien cela. Ils dialoguèrent bientôt comme des copains, des amis de passage. Un café avec des croissants cela ne se refusent pas, puis c’est encore meilleurs lorsque l’on ne paye pas. Parfois les regards se posaient sur la porte rouge, que pouvait-il y avoir derrière ? Puis il y eu un court silence, ce silence que l’on ressent quand une affaire de la plus haute importante se présente. Tous les deux en sachant qu’ensuite ce serait le boulot sérieux, ils visitèrent les chambres, les salles de bains, les toilettes femmes et hommes, un tour à la cuisine, celle-ci était immense, les placards propres, la vaisselle, les plats, tout semblait neuf. Rassurez de ce coté et comme avait fait remarqué l’un des deux hommes. L’un des deux hommes débuta par…

         - On se dit «  tu » et ça marche par le prénom, moi c’est Arnaud

         - Mais bien sur,  moi c’est Paul, enchanté de te connaître.

         - On  va donc bosser ensemble.

  Les deux hommes se serrèrent la main.

         - Dis-moi Arnaud, d’après toi que vas-t-on devoir trouver dans cette affaire ? Je vais récapituler, si tu le veux bien ?

         - Mais je t’en prie Paul, au contraire c’est intéressant, vas-y ! Je  t’écoute !

         - Depuis vingt ans nous constatons que le ciel est devenu fou, un jour c’est le soleil qui brille en chauffant très fort si bien que des gens perdent la vie, on peut aussi constater que lorsque l’eau tombe, c’est pour inonder les rues, les maisons, des trombes d’eau cassent les arbres, les trottoirs, voire des maisons et aussi que les récoltes ne peuvent être faites, trop de chaleur et tout grille ou trop d’eau et tout pourri. Sans oublier la neige, ce vent dévastateur qui lui aussi cause de très sérieux problèmes chez nous. Plus un seul arbre, plus de courant par moment, de téléphone, la terre devient une immense poubelle. En fait nous sommes ici pour sauver le monde, moi c’est ce que j’ai lu dans la lettre que j’ai reçu. Je termine en cherchant ce que l’on doit trouver car depuis vingt ans, chaque mois deux personnes se trouvaient ici, cela en fait du monde pour arriver à aujourd’hui. C’est fou et je me demande ce que nous ferons de mieux.

             

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CHAPITRE DEUX

LE CIEL CRACHE LA MORT

 

 Arnaud réfléchissais longuement en cherchant une suite….

         - Tu as raison, mais personne ne m’a dit ce que je devais trouver, dans mon courrier je n’ais aucun détail.

         - Moi non plus en effet, déclarai Paul, puis en ce cas est-ce que cela à un rapport avec le ciel ? Comment être sur.

         - Si j’avais la réponse Paul. A part des points d’interrogations, c’est tout ce que je possède.

         - Et nous sommes obligés de rester ici pendant un mois ?

         - C’est dans le contrat  mon vieux, oui. On nous parle aussi de cette porte rouge, nous ne devons l’ouvrir que si nous somme d’accord.

         - Oui…Beaucoup de mystère dans cette affaire, trop même. Au fait  tu es au courant, c’était dans les courriers, il faut choisir un responsable entre nous deux, celui qui prend les décisions et auquel on doit obéir.

         - Tu ne te trompes pas ?

         - Moi  tu sais, je n’ai jamais commandé de ma vie, je ne vais pas commencer à vingt huit ans. Tu es le plus âgé avec tes vingt neuf ans Arnaud, puis tu es du genre un peu armoire à glace ria t’il, alors tu vas commander !

         - C’est ridicule Paul, et je te signale que tu es bien foutu toi aussi, tu mesures combien ?

         - Un mètre soixante dix huit pour soixante quinze kilos. Et toi, c’est du un mètre quatre vingt dix pour disons cent kilos ?

         - Presque oui, un mètre quatre vingt cinq pour quatre vingt kilos.

- Oui, donc faut mieux être ton copain !

         - C’est la même chose pour toi, bon, pour en revenir à notre sujet, nous sommes deux on ne va pas se commander voyons !

         - Disons que si un élément important arrive, tu seras le patron.

         - Comme tu veux Paul. Tu peux me dire ce que l’on va faire aujourd’hui ?

         - Il y a les journaux sur ces vingt dernières années, aussi des courriers, plutôt des notes et des logiciels à visionner. On peut commencer par là et qui sait tomber sur un indice sérieux.

         - Je suis d’accord Paul, j’en grille une relaxe et je me plonge dans les journaux, la fumée ne te dérange pas ? Je te signale que je suis un très gros fumeur. 

         - Non, je suis un grand fumeur aussi et je ne parviens pas à cesser. Juste à coté il y a une pièce fumoir, on doit donc ne fumer qu’à cet endroit. Je prends des journaux et j’y vais.

         - Moi aussi et après je visionne les logiciels.

Dans ce calme relatif les deux copains se détendirent bien installés dans de gros fauteuils, avec à coté d’eux des cendriers sur pieds.

  Il fallait tenter de trouver avec les ordinateurs et les logiciels une ou des pistes fiables pour savoir quoi entreprendre. Pareil pour les journaux. Car c’est là ou se trouve l’ironie du sort,  aucun d’entre eux  ne savaient quoi entreprendre. Le but de cette mission demeurait encore la bouteille d’encre. En deux ou trois mots, pas une seule personne ne savait pourquoi elle était là. Pour ce faire il fallait se rendre dans la pièce à la porte rouge et deviner ce qui allait se passer… Un court silence, tous les deux se regardaient en coin. Paul écrasa son mégot.

         - On devrait commencer par visionner quelques cassettes,  et les photos, ne rien perdre surtout ensuite on avisera. Il faut relever chaque petit détail, tout a de l’importance.
         - Et on fera quoi ensuite Paul ?

         - Je ne sais pas Arnaud, on en parlera et nous avons tout notre temps. Un simple indice peut s’avérer très important.

  Puis réalisant, Arnaud lança...

         - Cela fait déjà vingt ans que c’est ainsi, sauf erreur de ma part !

         - Il n’y a pas d’erreur  Arnaud, poursuivit Paul, c’est bien cela !

         - Je suis d’accord, mais cela nous conduit ou ?

  Paul chercha mais pas de réponse.

         - J’y pense soudainement, cela n’aurait pas un rapport avec notre mission ?

  Paul fixa Arnaud...

         - Mais Arnaud, ce serait n’importe quoi !

         - Je le sais bien, oublions. C’est un truc qui m’a traversé le crane sans plus. Moi, je vais continuer par lire les journaux avec toi, on aura peut être terminé ce soir. En prenant année après année. En passant de la première à la dernière, sur vingt ans, il va bien en ressortir quelque chose !  Tu es d’accord ?

         - Il faut bien débuter par quelque chose, sourit’ il, allons-y, j’ai la première année, prend la deuxième, il faut y croire Paul !

         - Il y en a du boulot, grimaça ce dernier, on n’aura pas terminé ce soir.

         - Non bien sur, mais nous avons du temps devant nous, conclu Arnaud, on peut en faire des choses en un mois.

  Sur cette boutade qui donna du courage  chacun s’empara de pile de journaux.

         - N’oublies-pas de prendre des notes Paul, même si c’est sur un fait ou une chose insignifiante, demanda Arnaud  en s’abimant dans sa propre lecture, un stylo à la main et auprès de lui  un blog de papier.

  Quelques signes de têtes et on pouvait entendre des pages se tourner les unes après les autres, entrecoupées de soupirs. Midi arriva très vite, l’équipe ne se rendait pas compte de l’heure, puis  Paul lança...

         - Tu as  remarqué, il est bientôt une heure et je commence à avoir faim.

         - Moi, aussi,  déclara Arnaud  et je me demande si nous avons avancé ?

         - Je pense la même chose, ajouta Paul, nous avons déjà terminé le quart des journaux, et moi je n’ai pratiquement rien remarqué de spécial.    

         - C’est un peu normal, haussa les épaules Arnaud.

         - Pourquoi cette remarque s’il te plait ?

         - Pour comprendre Paul.

         - Arnaud, réfléchis un peu, nous ne savons pas ce que l’on doit trouver, donc cette besogne est très difficile à comprendre. Nous cherchons quelque chose que nous ne connaissons pas, alors c’est le cas de le dire, autant chercher une aiguille dans une botte de foin, on pourrait avoir plus de chance !

         - Tu baisses les bras  Paul ?

         - Bien sur que non, mais donne moi ton avis.

         - Tu as raison Paul, je ne suis pas plus avancé que toi, j’ai quelques notes, mais en effet, rien de bien terrible.

         - Si on prenait le temps de déjeuner ? Proposa  Paul, on reprendrait après.

         - Accordé, sourit Arnaud,  Qui va faire les repas ?

         - On va bien trouver quelque chose au frigo. Moi je suis célibataire alors les repas…

         Les deux copains se rendirent à la cuisine et rapidement trouvèrent des plats qui allaient aux micro-ondes, ils passèrent donc à table avec deux pizzas, une bouteille de rouge, fromages divers et dessert. Ils bavardèrent une heure ainsi  afin de mieux se connaître. Puis ils fumèrent dans le calme  dans cette maison un peu retirée de la ville. Mais cette habitation semblait ne pas avoir d’âme, elle était froide et austère. Les ventilateurs prévus pour absorber la fumée tournaient inlassablement

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CHAPITRE TROIS

 LES RUES SONT VIDES

 

  Paul changea de table et repris son ouvrage, Arnaud fit de même en cherchant parmi les notes quelque chose qui pouvait déterminer un endroit ou aller, un simple indice.  Il posa des feuilles devant lui dans un ordre choisi.

         - Que fais-tu ? S’informa Paul ?

         - Regarde de gauche à droite les notes, on trouve marquer, des endroits avec des adresses, des coins d’un peu partout de cette ville, on parle de l’eau qui monte, de la pluie, du soleil qui est froid ou brulant.

         - Moi, j’ai noté les mêmes choses tu sais, sur les journaux ils n’y a que cela, On doit oublier quelque chose...

         - Comme quoi ?

         - Je ne sais pas, je pense qu’avec ces journaux remontant à vingt ans pour les plus anciens ne traitent que de ces phénomène climatiques. Il n’y a rien d’autre qui puisse nous venir en aide. Cela en représentait des kilos de papier.

         - Donc il faudrait savoir si c’est judicieux de poursuivre avec les journaux.

  Paul soupira longuement en écrasant sa cigarette, un peu plus loin Arnaud semblait réfléchir intensément afin de percer une éventuelle possibilité.

         - Personne ne peut avoir la moindre idée puisque nous ne savons pas ou allez chercher ce que l’on nous réclame. Et ce que l’on nous réclame nous ne savons pas ce que c’est, autant dire que c’est mission impossible. Il faut en savoir plus. Avant nous il y a eu des successions d’équipes comme la nôtre et celle-ci ne trouvèrent rien du tout. C’est tout de même risible tout en demeurant alarmant. Où doit-on aller ? Que faut-il trouver ? Et pourquoi nous donner un mois à nous comme aux autres avant ?

         - Autant dire que c’est mission impossible,  poursuit Arnaud, moi je n’ai rien demandé et je suis embarquée dans cette histoire à laquelle je ne saisis pas le moindre mot. La suite  tu la vois comment Paul ?

         - Si je le savais, à ton le droit de refuser ce boulot ?

         - Non mon vieux, répliqua Arnaud c’est bien marqué sur le courrier, nous sommes en fait comme des jurés qui formons un jury et on va demeurer ainsi ici ou ailleurs pendant un mois. Une chose m’étonne tout de même, si nous avons reçu le même courrier, cela doit être de la plus haute importance.

         - Tu crois, secoua la tête Paul. En ce cas, explique-moi pourquoi avant nous il y a eu depuis vingt ans, chaque mois des personnes comme nous qui vécurent le même problème, les mêmes épreuves que nous. Au fil du temps ces gens ont accumulés des journaux, des photos, il y a aussi des vidéos. Des notes écrites à la main par plusieurs personnes avec des dates. Mais arriver à nous après ces vingt ans passées, ce problème ne trouva jamais de solution et comme nous ne sommes pas mieux qu’eux, dans un mois on partira, pour la forme on va acheter des journaux, prendre des photos, tourner une vidéo, rien de plus facile, ainsi on aura une trace de notre passage. Et on retrouvera nos habitudes et nous garderons un bon souvenir entre-nous, cela alimentera nos jours ou nos années, on racontera plus tard ce périple aventurier à nos petits-enfants.

  Les deux amis reprirent place à table avec un café à porté de main.

         - Ecoute-moi s’il te plait Arnaud, je ne sais pas où tout cela va nous mener, mais ce serait drôlement chouette pour nous deux de résoudre ce puzzle, et ceci  vingt ans plus tard, nous nous retirerions avec les honneurs du devoir accompli.

         - Bien sur Paul, alors donne-moi des ordres et je serais un parfait exécutant. Sinon je dors pendant un mois, après tout l’état nous paye, autant en profiter. Manger et dormir, très vaste et beau programme !!!

         - Arnaud, souri Paul ne rêve pas, on va mener à bien cette affaire.

         - Une question encore Paul, tu auras  peut être une réponse. Ecoute bien. Je parle d’en ce moment, on est engagés par l’état, mais on ne nous donne rien comme indice, alors comment dans les hautes sphères peut on agir de la sorte, certes l’enjeu doit être capital, mais bon sang, que l’état nous dit de quoi il retourne, il nous faut un guide, une personne au courant, sinon c’est de l’impossible.

         - Oui, continua  Paul, cela n’est pas clair et je suis de ton avis, ici nous ne servons à rien.   On devrait terminer les journaux et passer aux photos, il y en a très peu, ensuite s’attaquer aux vidéos, peut être que les autres avant nous on trouvé le déclic qui pourrait expliquer ce que nous devons faire pour aboutir. Moi personnellement je me pose la question de savoir à quoi je sers ici.

         - Ou alors c’est top secret, nous ne serions pas par hasard des genres de cobayes à la disposition de l’état. On pourrait nous mettre dans un laboratoire ? Possible.

  Arnaud était plongé dans ses pensées et il regardait sur l’un des bureaux. Paul remarquait son visage sérieux, comme fermé, un peu à l’image d’une porte que le vent fait claquer ou bien que son sérieux ressemblait à s’y méprendre à la toile « Le penseur de Rodin »   Devant son attitude le silence refusait de se faire entendre. Paul  n’osait proférer un mot de peur de le déranger, puis Arnaud s’adressa à Paul qui était  dans l’attente.

         -  Paul, je viens brusquement de songer à une chose qui doit avoir son importance et si je fais erreur, cela ne changera pas grand-chose.

         - Vas-y ! S’exclama-t-il, je suis tout ouï.

         - Ne te moque pas de moi si je me trompe.

         - Non, non répliqua  Paul, dis moi, allez !

  Arnaud alluma une brune, tira quelques bouffées, envoya des volutes vers le plafond et après avoir bu une gorgée d’eau...

         - Il y a le téléphone rouge sur le bureau, là ! Désigna-t-il.

         - Bien sur  et alors ?

         - Alors, on doit pouvoir obtenir des renseignements avec la personne qui décrochera ! Que ce soit le président ou son concierge. Avoir un téléphone rouge signifie personnages importants.

  Ce fut au tour de Paul de prendre la parole.

         - Tu as raison mon vieux,  il faut appeler et comme tu commandes, je te laisse le soin de téléphoner. Là vois-tu ce n’est pas mon truc.

         - D’accord Paul et merci pour ton enthousiasme.

         - Tu sais Arnaud, il y a des choses que d’autres personnes font mieux que d’autres, alors je te laisse te débrouiller avec cela. Je te rendrais la pareille.

         - Merci Paul, alors je ne vais pas perdre une minute.

         - Quoi ! s’exclama Paul, tu vas appeler ?

         - Bien sur, cela est des plus simples.

         - Mais Arnaud, je plaisantais moi !

         - Je l’avais deviné mon vieux, mais c’est je pense une opportunité ce téléphone.

         - Si tu le dis…

  Le calme tomba comme la nuit qui venait déjà, le mois de juillet ressemblait à celui de décembre mais en pire. D’un geste des plus naturel Arnaud s’empara du combiné et  le porta à son oreille, il n’y avait aucun numéro d’inscrit, donc soit cela sonne ou c’est retour à la case départ. Arnaud dans le doute lança un bref…

         - Allo, vous m’entendez ?

  Aussitôt une voix se fit entendre, une voix qui cinglait, c’était presque comme recevoir une gifle qui aurait marqué une joue.

         - Que voulez-vous ? Je n’ai pas de temps à perdre.

         - Une chose pour débuter, que vous changiez de ton !

         - Pardon ! Comment osez-vous ? Savez-vous à qui vous parlez ?

         - Non, vous ne vous êtes pas présenté, impolitesse de votre part peut être, comment savoir ? Moi je suis le type qui dirige l’équipe, nous fumes contactés par courrier et conduit dans une maison, il parait que c’est l’affaire du siècle et ceci depuis environ vingt ans. Alors ?

         - Ah oui je vois. Ici le procureur de la république, vous avez besoin de mes services ?

         - Les vôtres  ou ceux de quelqu’un d’autre, dites-moi monsieur le procureur, que pouvez-vous m’apprendre sur notre mission forcée ? Vous répondez ou nous repartons chez nous, je vous assure que nous le ferons.

 

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CHAPITRE QUATRE

Il RESTE LE MYSTERE

 

 Encore un temps mort, cela chuchotait à l’autre bout, et...

         - Monsieur bonjour, je suis le préfet de police, vous êtes bien le premier à oser appeler sur le téléphone rouge. Jusqu’ici personne, je dis bien personne ne l’avait fait.

         - Avant nous,  vous auriez pu parler avec les autres équipes, expliquer et cela vous aurait fait gagner du temps et de l’argent, que pouvez-vous me dire qui soit important pour poursuivre ?

         - Juste un moment je vous prie, qui êtes-vous déjà ?

         - Le chef de l’équipe que vous connaissez, moi c’est Arnaud et mon ami Paul.

         - Parfait, vous avez des questions à me poser monsieur Arnaud ?

         - C’est moi qui vous écoute monsieur le préfet. Vous parlez maintenant ou dans la minute qui suit, je coupe la liaison.

         - N’en faites rien et écoutez, il n’y a rien de plus simple. Vous êtes toujours là ?

         - Oui monsieur le préfet.

         - Je vais être bref, pour connaître pratiquement la suite et presque fin, il n’y a qu’une solution et vous le savez...

         - Non monsieur, je ne sais pas, sinon je ne vous aurais pas dérangé. Je suis dans la bouteille d’encre et celle-ci refuse de se décanter, c’est le noir total. Mon ami est comme moi, nous sommes paumés à tourner en rond dans cette maison.

         - La solution monsieur Arnaud est toute proche de vous.

         - Nous avons pourtant tout regardé ou presque, je parle des journaux. Les vidéo et tout le reste pas encore, mais si quelque chose m’avait échappé, peut être que mon copain lui aurait compris quelque chose, c’est logique non ? C’est une perte de temps énorme pour nous  deux.

         - Monsieur Arnaud, moi je vous parle de la porte rouge, il vous suffit de vous y rendre avec votre copain et vous saurez tout ou presque. Personne en vingt ans n’a pu en franchir le seuil, alors chaque mission échouait.

         - Vous ne pouviez pas le leur dire, c’eut été plus simple ?

         - Je ne le pouvais pas, vous, vous avez eu l’idée d’appeler en vous servant du téléphone rouge, de ce fait je peux vous le dire. Voilà monsieur Arnaud. Je ne peux rien d’autre pour vous.

         - D’accord, juste une dernière question, la suite est dangereuse ? Nous risquons de visionner quelque chose de terrible ?

         - Pas vraiment, je ne le pense pas, restez extrêmement prudents tous les deux et d’une parfaite politesse, parlez posément mais sans crainte et out ira bien.

         - On doit donc rencontrer d’autres personnes ?

         - Oui et je vous souhaite de réussir, rien de grave ne peut vous arriver, je vous en donne ma parle monsieur Arnaud ainsi qu’à votre collègue.

         - Entendu monsieur le préfet. Vous semblez bien au courant de la suite il me semble ?

         - Oui, mais cela n’entre pas dans mes attributions. Vous allez vraiment franchir cette porte et la refermer sur vous ?

         - Oui bien sur, cela nous fera gagner du temps non ? Et sans avoir peur, peut être un peu nerveux, mais nous nous serrerons les coudes et ainsi tout ira mieux.

         - Un grand merci à vous deux, appelez-moi dès votre retour, je vais aviser monsieur le président de votre sage décision.

         - Le président de la république ?

         - Bien sur et croyez bien que par la suite, il vous contactera en personne. Je vous laisse, a bientôt et merci à vous deux.

         - Attendez, attendez monsieur le préfet, dites-moi pourquoi vous avez attendu cet appel pour  nous fournir un peu d’aide ?

         - Secret d’état monsieur Arnaud.

         - Mais bon sang ! Ou cela va-t-il nous conduire ? Vous semblez si bien informé.

         - Secret d’état monsieur Arnaud. Désolé…

         - C’est moi qui le suis, vous connaissez cette affaire par cœur, alors dites-moi en plus.

         - Je n’y suis pas autorisé.

         - A qui puis-je téléphoner pour le savoir ?

         - A personne, sauf à moi ou au procureur.

         - Un peu facile monsieur le préfet, c’est inadmissible ! Donnez-moi un peu plus d’éléments s’il vous plait.

  Le silence s’installa, puis…

         - Je peux juste ajouter que vous allez partir pour un voyage immense, un voyage que vous aurez du mal à concevoir et pourtant cela va se produire. Lorsque l’heure sera venue, prenez un sac avec deux ou trois changes. Et préparez vous à vivre l’histoire de votre vie. Du jamais connu jusqu’à présent.

  Un nouveau silence, Arnaud semblait avoir changé, Paul tremblait un peu. Puis La conversation se poursuivit.

         - Monsieur le préfet, je reviens à cette question, pourquoi n’avoir jamais rien dit à qui que ce soit avant nous, avant ces vingt années. Je crois qu’il y a un rapport avec notre présence ici ?

         - C’est en effet en rapport avec vous deux, je ne suis pas habilité à vous en dire davantage et croyez que j’en suis le premier désolé.

         - Vous le pouvez en effet, on joue à cache cache depuis vingt années, c’est donc si difficile que cela de nous donner d’autres renseignements ? Cela va perdurer encore longtemps ainsi ?

         - Oui, mais sachez qu’au bout de ce voyage vous y verrez plus clair et vous aurez aussi la vérité, je peux vous dire cela sans trahir mes supérieurs et en gardant la parole donnée.

         - Dites-moi monsieur le préfet, si nous repartions chez nous que ce passerait il ?

         - Vous seriez traqués tous les deux et vous iriez directement en prison pour de nombreuses années. Je suis des plus franc monsieur Arnaud. Alors évitez de commettre cet acte.

         - Pas mal merci, mais nous n’avons pas demandé à venir ici, pourquoi nous ?

         - C’est le tirage au sort qui vous a désigné parmi des milliards de personnes.

         - Bien, je vais aviser, mes respects monsieur le préfet.

         - Merci à vous deux  monsieur Arnaud et Paul, une énorme récompense vous attend après la fin de ce labeur que vous allez mener à bien.

         - On peut savoir de combien le montant ? Ou c’est encore top secret ?

         - Si vous parvenez à mener à bien cette mission décidée par l’état, vous aurez chacun, écoutez-moi bien, une énorme richesse, de quoi prendre votre retraite. Les milliers d’Euros, je dis au moins cinq millions d’Euros chacun et je ne plaisante pas. Ce qui vous permettrait de prendre votre retraite anticipée.

         - Merci monsieur le préfet, je vous rappellerais au plus tôt en espérant que tout aille pour le mieux, sinon vous risqueriez d’avoir des ennuis, je ne plaisante pas et nous serions en droit de vous attaquer en justice avec des preuves accablantes, vous me comprenez ?

         - Bien sur et je serais perdant, alors je vous laisse le mot de la fin.

         - Nous allons aviser monsieur le préfet, au plaisir je coupe.

Arnaud raccrocha doucement et expliqua tout à Paul. Bien sur il y eu un moment de panique, de flottement, mais très vite tous les deux  redevinrent  calmes.

         - Pas mal Arnaud, on avance !

         - Doucement oui, tu comprends pour ce voyage ?

         - Non et en plus très long, j’ai beau chercher…

         - La solution ne doit pas être bien loin et…

Paul cessa de parler comme paralyser…

         - Que t’arrive-t-il Paul ?

         - Je pensais simplement à la porte rouge en faisant le rapport avec le téléphone rouge, tout ce qui a cette couleur devrait nous faire avancer. Tu ne le penses pas Arnaud ?

CHAPITRE CINQ

DROLE D’ASCENSEUR

 

  A son tour Arnaud cherchait la suite, son regard alla à la porte rouge, il soupira longuement en se disant que Paul pouvait avoir raison. C’était aussi l’avis du préfet.

         - Pas mal Paul et tu as peut être raison.

         - Alors que décides-tu ?

         - Que tu prépares ton sac, on va ouvrir cette porte en ensuite on verra.

         - De toute façon d’après Le préfet on ne risque rien. Moi j’aimerais juste savoir ou je vais. histoire de ne pas accumuler trop de tresse.

         - Pour le savoir il faut bouger, je vais chercher mon sac avec le nécessaire. Tu viens avec moi j’espère ? Car seul je ne peux pas. Et j’y pense Paul, avant nous personne ne le fit car sur les deux personnes présentes, une seule désirait franchir la fameuse porte.

         - Non Arnaud, car avant il fallait passer par le téléphone rouge et jamais une seule fois ce dernier ne fut décrocher.

         - Mais Paul, tu réfléchis drôlement bien, un point pour toi.

         - Je ne suis pas trop bête voyons, souri t’il. Bien, on y va maintenant Arnaud, je prends mon sac également avec de quoi manger, comme je ne sais pas ou je vais, je prends les devants. Fais pareil Arnaud, le frigo est plein. N’oublies pas ton portable et tes deux batteries de rechange.

  Et peu après les deux copains semblaient déterminer. D’un pas qui se voulait bien assuré, ils se rendirent  à la porte et entrèrent dans une pièce éclairée, Paul  referma la porte rouge et aussitôt...

  Le toit de la pièce disparut comme par enchantement et un arc-en-ciel y pénétra, sur le moment les deux amis cherchaient à sortir, la peur prenait le dessus, mais la porte rouge ne s’ouvrait plus. L’arc-en-ciel alla se poser sur chaque personne et sans comprendre les deux hommes se sentirent emporter tout en douceur. Ils étaient tous les deux en état d’apesanteur et ils volaient sans pouvoir se contrôler. C’est l’arc-en-ciel qui avait le pouvoir de les soulever comme des plumes pour se rendre dans l’infini, puis de chaque coté de cet arc deux barrières de sécurité montèrent sur un mètre cinquante, ainsi les deux hommes ne pouvaient pas tomber, ils croisèrent des nuages noirs qui ressemblaient à de la fumée sortant d’un encensoir. L’ascension se poursuivit sur ce genre d’élévateur, puis l’arc-en-ciel cessa, les deux amis se trouvaient en pleine forme, personne ne parlait. Ils se trouvaient sur un genre de place fortement éclairée par des bougies posées de ça et là, quelques angelots jouaient sous les regards attentifs des anges adultes, les parents. Le sol brillait de mille petits feux grâce à des éclats d’étoiles. Des grains très scintillants pas plus gros que des grains de riz donnaient à cet endroit une vie et une âme. Dans le lointain de la lumière comme sur la terre, des maisons faites de pierres bleues satinées. Cette équipe n’avaient pas les yeux assez grands pour tout comprendre, tout saisir, tout contempler. Des myriades d’étoiles en quadrichromie passaient devant eux, des angelots s’approchaient avec leurs parents et ils ne semblaient pas avoir peur des terriens car il faut le dire, les deux copains se trouvaient sur la Lune en plein ciel...Mais alors comment expliquer